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Déboursement dun groupe solidaire à Kénitra
(antenne Saknia) : lagent de crédit Brahim Hmamouchi
remettant son prêt (cheque) à lune des membres
du groupe
BENAACHIR est un couturier traditionnel de la ville d'Oujda (ville
à la frontière est du Maroc avec l'Algérie).
Issu d'un milieu pauvre des régions rurales de cette ville,
Benaachir a eu la chance de fréquenter l'école primaire.
Il sait lire et écrire et tenir sa petite comptabilité
ainsi que l'agenda des commandes que les clients lui fond. Ayant
su la présence d'Al Amana dans son quartier, Benaachir s'est
présenté un jour de l'an 2001 pour discuter avec les
agents de crédit les quelques informations qu'il a pu avoir
par ouie dire sur l'activité de cette institution.
Tous les détails du programme lui ont été
expliqués, et deux semaines plus tard il est revenu avec
4 coéquipiers, tous des hommes ayant une activité
indépendante qui constitue leur principale source de revenus,
et qui ont tous un besoin de financement. C'est ainsi que Benaachir
a eu son premier prêt de 2.000 DH (200 $ US) pour couvrir
en partie les dépenses de réaménagement de
son local et refaire les meubles et les vitrines, dans le but de
rendre la réception de ses clients et clientes plus agréable
et accueillante.
Grâce un deuxième prêt il s'est
lancé dans l'achat de tissus rares et de qualité qu'il
revendait et cousait à ses clients les plus fidèles
et aussi les plus exigeants en matière de goût et de
qualité. Les tissus qu'il a toujours su choisir lui valurent
une renommée grandissante et ses clients, et clientes, lui
ont ramené d'autres demandeurs rien qu'en portant les habits
qu'ils leur cousait avec art, mais aussi avec ponctualité.
Ses affaires prirent du volume, et grâce à l'amélioration
de ses revenus qui sont passés de 600 (60 $ US) à
1000 DH (100 $ US) par semaine, Benaachir a pu faire des économies
et refaire entièrement sa maison pour une somme d'environ
40.000 DH (400 $ US), c'est dire que Benaachir est aujourd'hui capable
non seulement de subvenir aux premiers besoins de sa famille qui
compte 6 personnes, mais aussi d'investir dans l'amélioration
des conditions de son logement, sans pour autant mettre en danger
l'équilibre de son entreprise. D'ailleurs Benaachir projette
d'employer un aide couturier et a l'intention de demander un troisième
micro-crédit pour l'achat d'une machine à coudre performante.
Al Amana l'accompagnera dans ses efforts pour développer
son entreprise et améliorer le bien-être de sa famille.

Fatima El Borj, 54 ans, est mère de 5 enfants
ayant en plus ses deux parents en charges. Elle tient une petite
épicerie dans un quartier populaire de Rabat. L'idée
de participer au budget de sa petite famille lui est venue après
que son mari Si Ahmed a atteint l'âge de retraite, et fut
contraint de chercher un travail moins rémunéré
comme gardien de nuit. Elle a alors condamné une petite pièce
de 6 mètres carrés qu'elle a extraite de sa petite
maison. Au départ les étalages de sa boutique n'offraient
que quelques marchandises qui ne suffisaient pas à répondre
à la demande de ses clients.
La campagne de sensibilisation menée par les
agents de crédit dAl Amana, à loccasion
de
l'ouverture d'une antenne dans son quartier, lui
a permis d'être informée sur la possibilité
d'obtenir un prêt pour diversifier l'offre des produits dans
sa petite épicerie. Elle a alors adhéré à
un groupe solidaire avec 4 autres microentrepreneurs du même
quartier qui cherchaient aussi à avoir un prêt, et
a eu accès à un premier prêt de 2000 Dirhams
(200 $ US) en février de l'année 1999. Ce prêt
elle a utilisé pour augmenter son stock de bonbonnes de gaz
ménager de 20 à 40 bonbonnes.
Ce premier investissement lui a permis de doubler
ses gains sur la vente du gaz ménager, et aussi de fidéliser
ses clients qui ne vont plus s'approvisionner ailleurs, étant
donné que la demande du gaz ménager est souvent accompagnée
de la demande d'autres produits. L'affluence des clients et l'augmentation
de la demande l'a amenée à demander, après
avoir remboursé son premier prêt, un second prêt
qu'elle a utilisé pour accroître et diversifier les
produits alimentaires qu'elle vend. Le coût de cet investissement
s'est élevé à 5.000 DH (500 $ US), et Al Amana
l'a aidée et lui a accordé un prêt de 4.000
DH (400 $ US). Un troisième prêt de 5.000 DH (500 $
US) lui a été accordé après le succès
de ses prêts antérieurs. Puis un quatrième de
6.000 DH (600 $ US). Puis un cinquième de 4.000 DH qu'elle
reçu le 06 janvier 2003.
Fatima est une bonne commerçante. Grâce
aux 5 prêts d'Al Amana elle a pu agrandir progressivement
son commerce et améliorer ses niveaux d'activité et
de revenus. Son patrimoine est passé de 19.420 DH (1.942
$ US) à la veille de son premier prêt, à 43.050
(4.300 $ US) soit une amélioration de 121 % en l'espace de
4 ans. Ses revenus sont passés dans la même période
de 315 DH (31 $ US) par semaine à 700 DH (70 $ US), soit
une amélioration de 122 %.
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