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LE PLAFOND DU MICROCREDIT PASSE DE 30 000 A 50 000 DIRHAMS
" Le microcrédit se porte bien au Maroc. Les résultats enregistrés dans ce secteur en 2005 selon un rapport du conseil consultatif du microcrédit CCMC présidé par le ministre des finances et des privatisations, Fathallah Oualalou, attestent de la bonne santé de cette branche de l'économie nationale".
" En effet, l'activité des 12 associations exerçant dans ce domaine a été marquée cette année, par une progression de l'encours des prêts octroyés qui ont atteint 899.649 prêts pour un encours global de 1906,3 Mdh. Quand au nombre des bénéficiaires, il s'est lui établi à 891.429 clients dont près de 62,67% sont des femmes . Ce pourcentage a baissé par rapport à l'année 2004 puisque le nombre de clientes représentait 73,37% de la totalité des bénéficiaires".
" Par ailleurs, il faut noter que la performance de ce secteur s'évalue par rapport au nombre des représentations des associations de microcrédit dont le nombre est passé de 755 contre 487 à fin 2004. Alors que le nombre d'employés a augmenté de 45,3%; soit de 1852 à 2692 à fin 2005".
" Outre la présentation de ces résultats, la réunion du conseil consultatif du microcrédit a été consacrée à l'examen de la demande formulée par la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit, l'association Al Amana, la Fondation Zakoura et la Fondep en vue du relèvement du montant maximum du microcrédit de 30.000 à 50.000dh. Monsieur Fatahalla Oualalou a approuvé cette requête qui a pour objectif de permettre le inancement du logement social au profit des plus démunis ainsi que l'électrification et l'approvisionnement en eau potable de leur habitat".
" L'autre point à l'ordre du jour de ce conseil a été l'adoption du projet du plan comptable des associations de microcrédit. Lequel plan permettra " d'uniformiser l'information financière de ces associations et d'assurer la transparence des opérations effectuées" précise le ministre".
" Le troisième grand volet débattu lors de ce conseil est relatif au refinancement du secteur. Dans ce cadre, le ministre des finances et des privatisations a annoncé la mise en place d'un fonds de refinancement du secteur avant la fin de cette année. Ce fonds a pour ambition de faciliter l'accès des AMC au financement grâce au mécanisme de mutualisation des risques, d'augmenter les fonds mobilisés au profit de ces associations et de constituer un catalyseur auprès des différents bailleurs de fonds intervenant dans le secteur".
" Les produits de ce fonds sont essentiellement composés de prêts à moyen terme, sur une période de 5 ans avec un différé de 2 ans, au taux de 7,8% pour les AMC à risque faible, des prêts à moyen terme, sur une période de 3 ans avec un différé de 1 an, au taux de 7%, pour les AMC à risque moyen et des prêts à moyen terme, sur une période de 3 ans avec un différé de 1 an au taux de 8% pour les AMC à risque élevé".
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