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Tunisie - La microfinance au service des populations vulnérables
L'impact socio-économique de la microfinance sur les pays de la méditerranée, a été au centre de la conférence organisée, lundi 5 mai 2008, à Gammarth (Banlieue Nord de Tunis) à l'initiative de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) avec le concours du réseau des institutions de microfinance des pays arabes (Sanabel).
Ouvrant cette rencontre, Mr Mohamed Rachid Kéchiche, ministre des Finances, a mis l'accent sur le souci du chef de l'Etat de faciliter l'accès des populations vulnérables aux services financiers et sa volonté de promouvoir la contribution de tous les tunisiens au processus de développement du pays, en vue d'assurer une croissance soutenue, durable et harmonieuse.
Le ministre a passé en revue, à cette occasion, les mesures et initiatives décidées par le chef de l'état dans ce domaine, citant à cet égard la création de la Banque tunisienne de Solidarité (BTS) pour le financement des petits projets dont l'investissement ne dépasse pas les 100 mille dinars ainsi que celle de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la mise en place d'un tissu d'associations disséminées à travers toute la république.
Avec un réseau de 271 associations de microcrédits, conventionnées avec la BTS, l'objectif escompté pour 2008 consiste en l'octroi de 72 000 crédits pour une valeur de 72 millions de dinars, a-t-il précisé. Mr Kéchiche a souligné que les efforts déployés par la Tunisie en vue d'encourager l'initiative privée en général et de promouvoir la création de microentreprises en particulier, lui ont permis d'améliorer de façon remarquable l'ensemble de ses indicateurs économiques et sociaux. Au nombre de ces indicateurs, le ministre a cité la baisse du taux de pauvreté à moins de 4%, la diminution du taux de chômage et la croissance soutenue du revenu par tête d'habitant.
Les participants à ce séminaire ont souligné l'importance d'étendre la microfinance à d'autres services, tels que la micro- épargne et l'assurance, afin d'améliorer les revenus des ménages et les bénéfices des micro-entreprises. Ils ont, également, soulevé les difficultés rencontrées lors de l'évaluation de l'impact de la microfinance sur le bien-être des ménages, notamment les techniques d'échantillonnage (détermination de la cible à étudier : individu, ménages ou entreprises) et les indicateurs socio-économiques (le revenu, l'emploi, l'investissement..) à utiliser dans le cadre des études d'impact.
L'objectif étant de permettre aux institutions de la microfinance d'obtenir des informations utiles sur le marché, et partant, de leur permettre de s'intégrer sur les marchés financiers de façon à y lever des fonds de manière autonome.
Outre les impacts bénéfiques des microcrédits notamment l'amélioration des revenus des ménages, l'accroissement du taux de scolarisation des enfants et le renforcement de l'autonomie des femmes, les conférenciers ont, aussi, évoqué l'impact négatif de cet outil d'accès au crédit, tels que le surendettement des clients et l'emploi des enfants.
L'accent a été, également, mis sur l'importance pour les institutions de microcrédits (IMF) de la méditerranée d'œuvrer à la mise en place d'indicateurs communs d'évaluation d'impact de la microfinance, de manière à améliorer la qualité des informations fournies aux parties concernées. A relever que la FEMIP regroupe l'ensemble des instruments d'intervention de la banque européenne d'investissement (BEI) dans les pays partenaires européens.
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